Année 1053 de la troisième ère dite Askaärienne. Le monde est en proie aux anomalies spatio-temporelles et les continents sont en guerre. Incarnez le personnage dont vous rêvez et tentez de devenir le nouveau héros d'Aether, ou bien son destructeur.
 
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 Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]

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MessageSujet: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Lun 18 Nov - 18:32

[J'assume tout mauvais jeu de mot, thanks =( ]



Dans la belle ville d'Eden, au coeur du Quartier Résidentiel, une chaussure d'enfant blanche posée sur son bureau, un homme se retourne, encore et encore, dans son lit. Une musique lancinante, traînante, retentit dans sa tête, chaque note faisant vibrer un peu plus son âme... Une mélodie simple, quelques notes entrelacées, et pourtant... Pourtant, Maël sent ses intestins se contracter, ses poils se hérisser, la sueur couler sur ses tempes, son coeur accélérer... Dans son crâne, devant ses yeux, des visions défilent... Enfin, le silence se fait, quelques instants, puis... La voix reprend, en canon... Le visage d'Isabelle, terrifiée, son corps tuméfié... Isabelle captive, torturée, tuée, dévorée vivee, hurlant de douleur...

Dehors, sa lourde tête de canidé oscillant de droite à gauche en rythme avec la musique dans la tête de Maël, un renard couleur algue sourit doucement. Un losange blanc encadrant son oeil droit, il semble inébranlable, incroyablement confiant, et surtout, effrayant. Bien sur, il aurait été facile d'en déduire que c'était un méchant renard, qui cherchait à effrayer un pauvre policier fatigué, mais la réalité était tout autre... Et ce policier le découvrirait sans doute bientôt... Se redressant sur ses pattes arrières, apparemment sans effort, le renard semble se brouiller soudainement, avant d'apparaitre un instant plus tard sous la forme d'un furet portant deux bandes blanches horizontales, et les quatre symboles d'un jeu de carte, en blanc, sur son dos.

Bientôt, Maël se lèverait, n'en pouvant plus. Il descendrait, marcherait sans doute pour se détendre, privé de moto, chercherait des indices, écoutant encore et encore le même message... Et, plus tard, Jester se présenterait à lui... Oui, c'était parfait, mais... Peut être que les choses évolueraient différemment?

Souriant de plus belle, Jester laissa apparaitre trois rangées de dents blanches incroyablement pointues.
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MessageSujet: Re: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Mer 20 Nov - 20:30

Je me réveille en sursaut dans mes draps trempés de sueur. Encore un rêve psychédélique, malsain qui semblait tiré tout droit d'un sommeil fiévreux ou d'un mauvais trip. Les toubibs m'ont prévenu, ça va parfois de pair avec le trauma crânien. Ca, la migraine et la facture astronomique des soins. C'est le "package" sympa pour tout casse-gueule hivernal. Mais ce cauchemar, bon sang ce cauchemar…
Je ferme les yeux et songe aux images qui ont hanté mon sommeil. Impossible de fermer de nouveau l’œil avant demain avec de telles idées… Et pas question de rester à me retourner encore et encore dans mes draps jusqu'au petit matin. Enfin, ce n'est pas comme si j'avais quelque chose de plus constructif à faire puisque j'ai été purement et simplement mis au placard. C'était "plus prudent" selon eux. A mes oreilles ça sonne plutôt comme une bonne excuse pour m'écarter un moment du poste et ne plus m'entendre brailler dans les couloirs.

Je me surprends à faire les cent pas dans la chambre. Je tourne comme un lion en cage, à grommeler entre mes mâchoires serrées comme un vieux à qui on aurait piqué sa chique. Le réveil me nargue avec ses 2H48 scintillantes. Il faut que je cesse de songer à cette affaire avant de devenir cinglé... Alors je plonge les bras dans mon placard et enfile le premier jean que je trouve et une chemise plus présentable que celle de la veille qui ramasse encore la poussière derrière la porte. Sautant dans mes baskets, je m'empresse de sortir pour une petite virée nocturne, sans toutefois oublier de glisser dans mon portefeuille une photo d'Isabelle... Sait-on jamais sur qui je peux tomber.

Malgré les contusions de la veille, je cours sans prêter attention aux ruelles que j'emprunte, me contentant de bifurquer lorsque j'aperçois au loin les phares d'une voiture. A part de rares automobilistes personne ne hante les rues à cette heure, les bourgeois pioncent bien tranquillement au fond de leur lit. Je jette un coup d'œil aux maisons que je longe... Un mois de salaire ne me serait surement pas suffisant pour me payer un de leur nain de jardin. Lassé des faux puits en briques blanches et des statuettes obèses d'angelot, je décide de m'éloigner des pavillons-clones pour emprunter des boulevards plus sobres, où je me sens d'avantage à l'aise pour arborer mon veston rapiécé et mes chaussures pourries.  

L'air glacé fini par m'arracher une quinte de toux qui m'arrête net dans mon élan, au beau milieu d'une rue déserte et étroite. Un peu plus loin, je distingue la lumière blafarde  d'une enseigne jaune pâle, celle d'un bistrot qui semble encore ouvert. Je reconnais le quartier comme étant un lieu des moins reluisants. Pas une semaine ne passe sans qu'il n'y ait une "décente" dans le coin : Tapage nocturne, motards ivres mort qui jouent avec leurs canifs, cambriolages... J'en passe et des meilleures. Reprenant mon souffre et frottant mes mains transies par le froid, je décide de pousser la porte du "Vieux Léon". Moins pour me réchauffer que dans le but d'essayer de glaner quelques infos sur la disparition de la petite. Que voulez-vous, chassez le naturel...

Je rentre donc dans le troquet à la devanture de néons clignotants de si mauvais gout qu'elle serait capable de donner une crise d'épilepsie à un daltonien. J'ignore ce que j'espère trouver dans un endroit aussi glauque. Peut-être un type en train de déchirer soigneusement les yeux des mannequins dans un magazine de cul ou bien un autre exhibant fièrement un collier d'oreilles ? Peu de chance… Malheureusement, contrairement à ce que l'on voit dans les conneries dont les gens s'abreuvent le soir venu, les monstres ne ressemblent pas aux clichés qu'on leur prête et ont parfois l'air bien plus humain que vous ou moi. C'est bien pour cela qu'ils sont si dangereux. Qui sait,  peut-être qu'une bête sauvage sommeille tout au fond des deux types à l'air ahuris affalés sur une table. Si c'est le cas elle dort bien profondément...

Je m'approche du comptoir où un barman qui n'a surtout pas oublié d'être moche me contemple d'un regard bovin. Avec ça et les relents de paille humide dans le bouiboui, je m'attends presque à être servi dans une auge. Mais cette fois ci je devrai me contenter d'un verre des plus ordinaires puisqu'il sort de sous son bar un vieux chiffon crasseux qu'il s'empresse de frotter contre une chope blanche de calcaire. Surtout penser à prendre un alcool fort histoire de désinfecter...
Pendant que je m'installe mon regard se pose sur une vielle arme de chasse suspendue bien en évidence au mur juste derrière. Plus qu'une décoration elle fait surtout office d'avertissement mais vu la dégaine du propriétaire une pancarte "attention chien méchant" aurait tout aussi bien fait l'affaire. Elle aurait surement trouvé sa place parmi la tonne de posters et autres affiches de propagandes rétro placardés dans tous les coins de la pièce, taches rouge sang au milieu des taches de moisies. Visiblement le bonhomme a des convictions politiques très marquées que je ne partage pas.

-Ce sera ?  

La voix est à 1000 lieux de ce à quoi je m'étais attendu. Avec ses bajoues, ses yeux tombants et ses rides creusées à la barre à mine, je lui avait imaginé une voix caverneuse, gutturale avec un accent très marqué façon super vilain de série B. A la place de ça, il m'offrait un gémissement suraiguë. Une voix de crécelle, à mi-chemin entre le criquet et l'aboiement du teckel. Sa virilité semblait s'être perdue quelque part entre le larynx et les cordes vocales. Quelle déception... Quitte à verser dans le cliché, j'aurais aimé qu'il le fasse jusqu'au bout. Jetant un nouveau regard sur les murs, je lui réponds avec un sourire:

- Une vodka, Tovaritch !

La farce ne le fait pas rire. Pas du tout même. J'ai presque l'impression de voir les poils de sa moustache se hérisser de colère tandis qu'il se mord la lèvre inférieure pour ne pas me balancer une injure. Ou bien un meuglement furieux.
Mais il n'en est rien, il finit par se détourner et tripote les bouteilles derrières lui jusqu'à dénicher la bonne, puis il dépose devant moi sur un sous-verre kitch ma commande. Je m'interroge un instant sur l'utilité d'un tel accessoire puisque le comptoir semble avoir fait la guerre. Peut-être une coquetterie qui lui rappelle le temps où il était un jeune propriétaire de bar sympathique et souriant. Je me demande si j'étais déjà né.

Je porte le verre à mes lèvres. Est-ce qu'il a craché dedans ? Surement... C'est ce que j'aurais fait aussi à sa place. Faisant mine de triturer mon portable, je tends l'oreille et surveille la porte, à l'affut de la moindre information.
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MessageSujet: Re: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Jeu 21 Nov - 20:11

Amusant, cette propension qu'ont les hommes à surveiller les portes. Peut être que les portes avaient un coté effrayant... Après tout, par définition, on ne sait jamais ce qu'il y'a derrière une porte, et elle peut s'ouvrir à tout moment... Plus loin que ça, et moins prosaïque, peut être était ce leur souhait de croire que tout était rationnel qui les poussait à cela... Cependant, même s'il commençait à s'en douter, Maël avait quitté le monde rationnel auquel il était habitué, celui des motards ivres, des barmans grognons, et autres bisounours, depuis la disparition d'Isabelle...

"Une liqueur de noix de coco, Coco !"

Décidément, vu sa tête, ce barman n'aimait pas les blagues, pas plus qu'il n'aimait les hommes aux cheveux verts, aux iris bleu turquoise, et qui venait de se matérialiser sur un siège jouxtant celui du buveur de vodka, comme si de rien n'était. Et cependant, la voix de cet homme, à la chevelure si étrange, rappela quelque chose au flic, comme si cette voix lui avait déjà, au coeur de la nuit, susurré quelques paroles empreintes de malveillance... Mais il se dégageait d'elle une telle chaleur, un tel charisme, que nul n'aurait pu penser que ce jeune homme voulait du mal à qui que ce soit...

Sirotant doucement sa liqueur, il ne daigna même pas accorder un regard à son voisin, trop occupé à ouvrir et fermer la bouche, entre deux gorgées, comme s'il se parlait à lui même, d'une voix inaudible... Ce qui n'était fondamentalement pas faux.
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MessageSujet: Re: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Dim 24 Nov - 16:54

A peine ai-je cligné des yeux qu'il est apparu. Sans un bruit, sans un mouvement... Comme tombé du plafond droit sur un tabouret. Je n'ai pas même réalisé sa présence avant qu'il ne s'adresse au patron.  Sans doute me suis-je assoupi un bref instant, un moment suffisant à ce gus pour se poser en silence sur un siège. Pourquoi à côté de moi d'ailleurs ? Il y a de la place partout...

J’ose seulement espérer que je ne lui plais pas à cette drôle de folasse excentrique. Ah, je croirais entendre mon père… Après tout avec une coiffure pareille, ce pourrait tout aussi bien être un type qui bosse dans le monde du spectacle ou bien un qui n’en a jamais fini avec sa crise d’adolescence. En tout cas sa voix m’est familière. Terriblement familière.
Je dévisage discrètement l’homme pendant qu’il sirote son verre. Un animateur de club de vacances ? Aperçu à la télé peut-être... Alors que je tente de confronter sa voix et sa figure à nombre de souvenirs dépareillés, il se met soudainement à ouvrir et fermer les lèvres, comme une carpe hors de l’eau. Mon sang se glace tandis que j'observe ses étranges mimiques silencieuses : Il semble se chanter une comptine à voix basse.

Cela semble presque trop beau… Il n’y a pas une minute que je parlais de cinglé et voici que ce qui semble en être un parfait spécimen fait soudainement irruption dans la pièce. Mon regard se pose sur ce qui ressemble de loin à une horloge. Il est tard et à une heure pareille je n’ai pas tellement envie d’engager une conversation avec un type qui n’a vraisemblablement plus l’électricité dans toutes les pièces. Je pourrai tout à fait payer ma note et le laisser là, à faire sa crise de… De quelque chose et retourner me coucher tranquillement. Mais ce ne serait pas très professionnel, pas vrai ?
Tandis que je lui balance ma grosse paluche sur l'épaule, je lance d'une voix faussement inquiète :

« -Tout va bien monsieur ? »
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MessageSujet: Re: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Dim 24 Nov - 18:16

Sans répondre, Jester se retourna doucement et sourit en hochant la tête. Revenant à sa liqueur, il la finit rapidement, puis se leva et regarda les quelques ivrognes qui buvaient encore bruyamment des bières... en en foutant partout. Etrange, tout de même... Les humains se pensaient au dessus de tout, et pourtant, un être aussi sauvage que le jeune... le jeune quoi, en fait? Un être aussi sauvage que le jeune Jester les trouvaient incroyablement peu râgoutants. D'un regard, il leur ordonna de dégager et, sans trop savoir pourquoi, lentement, tous les rebuts de comptoir se levèrent, laissant parfois leur bière ou autre boisson a moitié pleine sur la table, avant de quitter la pièce.

"Eh mais, où ils vont, eux?"

"Du calme, coco, je paierais leur ardoise si il faut, mais va donc à la cave chercher... je sais pas, ton meilleur hydromel, ce que tu veux, je m'en fiche."

Sa diction, parfaite mais étrangement harmonieuse malgré la rigidité de certains mots qu'il venait d'employer, avait quelque chose qui fit que le barman n'eut qu'un instant d'hésitation avant de partir. Se retournant vers Maël, Jester s'inclina, un bras replié sur son ventre et l'autre dans son dos, ses cheveux tombant doucement devant lui.

"Serviteur, Maël Denwall. Excusez moi de cette introduction un peu étrange, mais ce que j'ai  vous dire doit rester entre nous. Ne me regardez pas avec ces yeux, je ne vous veux aucun mal... en réalité, je ne veux de mal à personne, je ne suis que les yeux et les oreilles de cette cité... Et j'ai des renseignements de la plus haute importance sur Isabelle."
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MessageSujet: Re: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Lun 25 Nov - 1:19

J’ai observé les piliers de bar déserter la bicoque les uns après les autres sans broncher. Sans doute se sont-ils soudainement rappelés qu’ils avaient une famille à décevoir à la maison, ou bien étaient-ils nostalgiques des cris de leur harpie domestique. Mais lorsque l’étrange type a fait dégager le gros moustachu de derrière son carré de zinc à l’aide de quelques mots seulement, j’ai compris qu'il n'était définitivement pas un gars ordinaire et que je ferais mieux de me tenir sur mes gardes. Le punk est peut-être plus costaud qu'il n'y parait... Puis il s’est tourné vers moi et a mentionné un nom désormais bien trop familier.

Isabelle. A l’évocation de son prénom, les images cauchemardesques de la nuit me reviennent. La gamine torturée, violentée, prisonnière… Des images atroces et le souvenir de cette mélodie qui me transperçait le crâne en répétant inlassablement la même rengaine. Un affreux murmure susurré comme un chant mortuaire que cette voix aux inflexions si particulières me rappelle douloureusement. Je manque un instant de perdre mon sang froid et enfonce mes poings tout au fond de mes poches pour me retenir d’attraper le bonhomme par le paletot et de lui tartiner la tronche contre le comptoir avant de lui passer les menottes. Je me demande s’il continuerait toujours d’arborer son sourire arrogant avec la gueule collée au métal glacé et une jolie paire de bracelets argent…  

« Qu’est-ce que tu sais sur Isabelle ? »

Les mots ont franchi mes lèvres avant même que je ne puisse prendre le temps de les mettre en ordre et dans la fuite le vouvoiement de politesse est passé à la trappe. Dans ma voix, une intonation agressive fait preuve du bien peu de maitrise dont je suis capable… Boucle un peu ta grande gueule Maël et réfléchis un instant : Bien que probablement dérangé le bonhomme a l’air coopératif, en plus de sembler me connaitre. Employer la manière forte et le conduire au poste pour un interrogatoire en règle me ferait peut-être rater la seule et unique chance d’en apprendre d’avantage sur le sort de la petite. C’est le moment de la fermer et d’écouter attentivement.
Je jette un coup d’œil aux alentours. Pas besoin de faire le vide dans la pièce, il s’en est chargé pour moi.

« Vous avez toute mon attention, monsieur… ? »
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MessageSujet: Re: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Ven 29 Nov - 17:38

Jester se redressa souplement, avant de se tourner afin d'être de profil aux yeux de Maël. Reprenant son sourire, il dévoila des dents bien trop pointues pour appartenir à un quelconque humain normal, et ferma l'oeil droit. Sur ses paupières, un losange noir était tatoué, en relief, sans pour autant se voir, le reste du temps.

"Que penses tu, Maël Denwall ? Est elle folle ? Son message a t'il une raison d'être, où n'est il que la dégénérescence de son esprit torturé ? Crois tu à sa santé mentale, où es tu de ceux qui pensent que la gamine s'est enfuie avant de se suicider, comme certains le prétendent, pour échapper à sa propre folie ? Allons, tu as entendu les rumeurs comme moi... D'aucuns pensent que tu cours après une cause perdue... Oh, attends, tu n'as même plus le droit de courir après..."

Avant que Maël ne puisse réagir, Jester avait déjà bougé, reculant de plusieurs pas à une vitesse impossible, afin de se mettre hors de portée du policier. Son image se brouilla un instant, du à l'utilisation de ses pouvoirs, mais très vite, il sembla de nouveau être là. Il était cette fois face à Maël, et, même s'il n'avait pas rouvert son oeil droit, son sourire avait disparu. A sa place, son index droit se tenait devant sa bouche fermée, et, ramenant son doigt vers sa paume, il ferma le poing avant de le tendre en direction du policier.

"Je te révélerais tout ce que tu veux savoir, Maël Denwall, mais dis moi d'abord ce que tu penses..."
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MessageSujet: Re: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Dim 1 Déc - 20:55

Un cauchemar... C'est forcément un cauchemar.
On nage en plein délire... En l'espace d'une ou deux minutes me voilà projeté dans un mauvais roman de science-fiction. Je frotte mes yeux, espérant faire disparaitre ce type de ma vue et me réveiller au fond de mon lit... Ou au pire ivre mort dans un caniveau. Malheureusement, la fraicheur de mes paumes contre mon front brulant m'assure tout le contraire. Je suis bien réveillé et face à une créature qui n'a vraisemblablement d'humain que la silhouette, et encore.

Qu'est-ce que c'est que ce type ? Un fantôme ? Un démon ? A cette pensée je sens mon cœur remonter jusqu'au fond de ma gorge. Pour un peu, je pourrais en sentir le gout. Alors que l'idée ne me fait pas franchement marrer, je suis soudainement pris d'un fou rire. Vous savez, ce genre de ricanement nerveux qui vous prend parfois lorsqu'un ami vous annonce la mort de sa mère. Ce rire stupide qui non content de vous faire passer pour le dernier des connards, vous fait un mal de chien en plus d'être parfaitement incontrôlable... Au moins dans l'immédiat, je ne vexe personne. Je dois juste  avoir l'air d'un foutu cinglé. Tout m'échappe, et j'ai horreur de ça. Il est temps de reprendre le contrôle.

"Bien... Puisque cette soirée ne peut pas être plus bizarre, autant se mettre à l'aise n'est-ce pas ?"


Je me détourne de mon interlocuteur pour écarter un tabouret du pied avant d'attraper une bouteille par-dessus le comptoir. Ça et deux verres, un pour moi, et un pour... La chose. Question d'éducation. Si son espèce n'est pas complètement stupide, quoi qu'il soit il ne refusera certainement pas un verre à l'œil. Je m'installe et reporte mon attention sur le gus qui n'a pas bronché du fond de la pièce.

"Ce que j'en pense dites-vous ? Et bien... Que je m'attendais à autre chose que rencontrer un démon au court d'une balade en ville, surtout dans un bouiboui pareil. Franchement ? Vous auriez pu trouver mieux. Genre surgir au coin du cimetière ou bien attendre debout avec une cape noire au pied de mon lit. Un grand classique mais qui fait toujours son petit effet."

Je cesse de triturer mon verre pour en boire une gorgée et manque de m'étrangler... Une vraie vinaigrette. Bien content de ne pas avoir à payer pour ça. Cette pisse fermentée à d'avantage sa place dans le fond d'un évier que sur une table.

"En réalité je pense surtout que vous en savez bien plus que moi sur l'affaire, et donc que vous vous foutez pas mal de mon avis. Après si vous le voulez vraiment, je pense que la petite... Non je sais qu'elle est vivante quelque part dans le coin, retenue captive par un putain de cinglé et que vous savez parfaitement où elle se trouve à l'heure actuelle."


Je guette l'ébauche d'un sourire sur son visage, en vain. Déjà qu'avec les humains la physionomie n'a jamais été mon fort, mais avec un type pareil...
La colère qui commence à m'envahir me fait détacher avec lenteur chacun de mes mots.

"Je pense aussi que personne n'agit jamais par charité, et donc que vos renseignements ne seront pas gratuits. Alors "Dracula", qu'attendez-vous de moi au juste ?"  
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MessageSujet: Re: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Sam 7 Déc - 0:20

Jester sourit doucement, lorsque Maël le suspecta de vouloir en profiter pour tirer un avantage sur lui. Il n'y avait rien de plus faux. En réalité, du point de vue de Jester, c'était faux. D'un point de vue extérieur, on pouvait sans doute considérer que oui, il allait demander un service au flic, mais... Comment lui faire comprendre la réalité? L'objectif de Jester n'était en réalité que l'objectif de ce monde, et Maël cherchait juste, à sa façon, à sauver ce monde... Avec le peu de pouvoir qu'il avait, pour l'instant... Il soupira en secouant la tête.

"Je ne suis pas un vampire, non... Ils manquent du soupçon de folie qui fait de moi l'être que je suis. Je ne te demanderais rien, Maël Denwall. Mais peut être que ce que tu verras, ce que tu ressentiras au contact de ta destinée éveillera en toi le souvenir de mes paroles... Tout ce que je te demande, Condé, c'est de m'écouter attentivement. Je ne lutte pas pour une quelconque organisation secrète, ou peu importe ce que tu pourrais imaginer... Je ne te révélerais pas mon origine, parce que tu ne me croirais pas, mais sois assuré d'une chose. Je ne vis que pour être l'apôtre de la nouvelle Réalité.

Tu es peu coopératif, dans tous les cas, Maël Denwall. Je te révélerais où est la fille dans tous les cas, parce que je désire autant que toi la sauver, mais essaie de me faire un peu confiance. J'ai travaillé pour trouver toutes les données que je vais te fournir, alors essaie au moins de coopérer de ton coté. Parce que j'imagine que tu te rends compte d'une chose. Tu pourras toujours essayer, faire de ton mieux pour m'attraper... Je pourrais disparaitre et tu ne me reverrais plus jamais. Tout ce que je te demande, c'est de me dire simplement, ce que tu penses.

Qui est Isabelle ? Quel est le but de son existence ? Quel est le but de la tienne ? Qui sont ceux qui te donnent des ordres, quel est leur but ? Au final... quel est le but de Ceux qui gouvernent ce monde ?"



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MessageSujet: Re: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Dim 8 Déc - 2:34

Je contemple mon interlocuteur, le temps de façonner une réponse cohérente à une question folle. Propre sur lui. Un physique peu ordinaire il est vrai mais bien loin de la dégaine d'un illuminé qui déraille complètement. Ses histoires d'apôtre, de réalité et autres conneries sectaires sont complètement délirantes, mais pourtant il ne colle pas à l'image que je me fais d'un gourou. On a affaire-là à un autre genre de déviant, façon Hannibal Lecter. Un type qui vous bouffe les tripes certes mais à grands renforts de "s'il vous plait" entre chaque bouchées, et qui n'oublie pas d'essuyer délicatement son menton avec une serviette à carreaux.

La façon qu'il a de m'appeler par mon nom complet me hérisse le poil sans parvenir à saisir immédiatement pourquoi. Et soudain les images et les sons me reviennent, se bousculent dans mon esprit déjà mis à mal. Les cris depuis l'étage inférieur, la petite sœur qui chiale, la vitre brisée et ma mère qui hurle mon nom dans les escaliers. Lorsqu'elle m'appelait ainsi, c'était synonyme de raclée. Maël ou Mimi, tout va bien. Suivi de Denwall, tous aux abris !
Mon nom complet, c'est ma madeleine de Proust. A la différence près que la mienne à une saveur de coup de pied au cul.

"Ceux qui gouvernent le monde... Les dieux vous voulez dire ?"

Je gratte la barbe que je n'ai pas avant de continuer.

"Leur but et bien... En ont-ils seulement un ? Je ne pense pas qu'on nous dirige comme des pions. S'ils existent vraiment, je pense qu'ils ont cessé de nous observer depuis longtemps et nous laisse pulluler peinard, comme un gosse qui a bazardé sa fourmilière sous vitre dans un coin de sa chambre et la oublié. Quant au but de l'existence d'Isabelle, c'est de vivre sa vie de gamine point. Puis de grandir, d'avoir des gosses, une maison... Un poney même si elle veut. La mienne c'est de veiller à ce qu'elle et d'autres mômes puissent le faire.  Pas de but, pas de destinée ou je ne sais quel autre fantasme de magazine pour gonzesse : Tout n'est que question de choix et de hasards.

Le monde, c'est un sacré bordel. Si des entités supérieures avaient vraiment un plan pour nos existences, elles s'y prendraient un peu mieux vous ne croyez pas ?
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MessageSujet: Re: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Lun 9 Déc - 16:13

[J'essaie de te faciliter la lecture, si tu t'demandes ce que je fous avec les couleurs, toussa =D]

"Par quoi es tu aveuglé, Maël Denwall? Tu ne crois pas aux Dieux, libre à toi, même si je peux te promettre sur ma vie qu'ils existent, mais... Tu t'es trompé de question. Parce que tu ne veux pas répondre à celle là, n'est ce pas ? Tu as peur de remettre en question tout ce que tu supposes vrai. Tu as foi dans les dirigeants de ce monde, dans ceux qui t'empêchent de réfléchir... Dans ceux qui t'empêchent de retrouver Isabelle... Comment pouvez vous, vous, les humains, être aussi aveugle ? Tu me prends pour un monstre, hein ? Un psychopate, sociopathe, peut être ? Tu ne te trompes sans doute pas, je suis un monstre, mais c'est uniquement parce que vous préférez me voir ainsi... Pour moi, les monstres, ceux qui arpentent cette terre, les impies détruisant tout ce en quoi je crois, c'est vous... Alors je vais te rendre la pareille, Maël Denwall, et peu importe si tu me détestes après cela. Si tu tiens tant que cela à sauver Isabelle, à protéger ce monde, alors je t'aiderais, même si je dois me réveiller chaque matin avec une nouvelle blessure parce que tu auras tenté de me tuer. Parce que voilà à quel point moi, j'aime ce monde.

Suis moi. Vite."


Jester avait conscience de s'être énervé, mais de toute évidence, le Condé ne lui faisait pas confiance, alors qu'est ce que cela changeait ? La porte du bar s'ouvrit dans un vacarme immense, et l'Arlequin la passa, sans dire un mot de plus. Marchant rapidement à travers les rues sombres, il quitta le quartier dans lequel ils se trouvaient, se retournant parfois pour voir si Maël le suivait, et finit par s'arrêter devant un pylone électrique. Il le toucha de la main, et un éclair en jaillit avant de frapper Maël.

Un instant plus tard, dans une étendue infiniment blanche, Maël rouvrit les yeux, face à Jester, qui avait changé de tenue. Portant une veste à manches courtes, au motif de losanges bleu cyan et vert en reliefs, et un pantalon noir, il semblait beaucoup moins imposant, et en même temps beaucoup plus dangereux. Derrière lui, le monde sembla changer, et Isabelle apparut, prostrée, recroquevillée contre un arbre à l'écorce bien plus noire que les autres. Jester ouvrit les bras, baissa la tête, et attendit.
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MessageSujet: Re: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Sam 14 Déc - 4:20

[Merci, c'est bien mieux ! La confrérie des myopes anonymes te tire son chapeau.]

C'est parfois dingue les conneries qui peuvent nous traverser l'esprit lorsque l'on se retrouve face à une situation critique. En l'occurrence, un gigantesque rayon de foudre de quelques milliers de volts qui s’apprêtaient à me faucher en pleine course.

"C'est la première fois que l'on m'aura pour 12 balles...", "Enfin on va maintenant jouer ma musique !" Des traits d'esprit drôle et pertinents, lancés juste avant la mort. Preuve de la remarquable intelligence, ou du formidable sens de l'humour de leur auteur.
Moi je n'ai pas pu m'empêcher de songer à mes Ray-ban broyées au fond de ma poche dans l’accident plus tôt... Si j'avais eu le temps d'ouvrir la bouche juste avant l'impact, j'ignore si une réflexion à propos d'une paire de lunettes de soleil aurait pu passer à la postérité.

Enfin, l'éblouissante lumière cesse de me transpercer les rétines à travers mes paupières et je rouvre les yeux face à une vaste étendue immaculée. Blanc... Du blanc à perte de vue. Comme un couloir psychiatrique qui n'en finirait pas, l'odeur de l'éther et les hurlements en moins. Cela pourrait ressembler à une vision onirique... Au purgatoire s'il n'y avait pas au beau milieu du paysage  une grande tache bariolée qui ne ressemble pas -mais alors pas du tout- à un saint.
Planté au milieu du décor, le type semble arborer fièrement sa nouvelle tenue. Dans cet immensité vide, il trône comme un phare au beau milieu de la nuit : A la fois repère et danger.

- Hey... Où sommes-nous ?

C'est alors que derrière lui, le décor parait se mouvoir doucement. Comme si le soleil  
c'était soudain levé sur un manteau de neige, ou que le vent avait chassé un épais  
brouillard. Des taches éparses de verdures se forment çà et là et peu à peu se dressent de hautes silhouettes sombres. Des arbres... Bientôt, c'est toute une forêt qui semble émerger  de la brume, aux arbres couverts de givre. Nous ne sommes pourtant pas encore en hiver...
C'est alors que je la vois. Une minuscule silhouette encapuchonnée dans un épais sweet-shirt pâle. De son pantalon de  jogging délavé, une seule chaussure blanche dépasse. Isabelle est là, blottie contre un tronc en silence.

Je me précipite dans sa direction. La fine couche de poudreuse craque sous mes pas et elle remarque  alors ma présence. Tandis que je ne suis plus qu'à quelques mètres d'elle, elle lève de grands yeux verts dans ma direction. Elle ne me regarde pas, ses yeux sont perdus quelque  part au loin.
J'élance mes bras vers elle, mille mots se bousculent dans mon esprit. Je souhaiterais lui dire que le cauchemar est fini, qu'elle va rentrer chez ses parents, que tout va s'arranger désormais mais un imprévu m'interrompt net dans mon bafouillage. Alors que je veux la saisir par les épaules, mes mains ne rencontrent que du vide.

Son regard est toujours braqué sur moi sans me voir tandis que sa silhouette semble s'estomper avant de devenir carrément translucide. Quelques secondes plus tard, elle s'est évanouie. Comme une illusion... Un rêve.

"Putain..."

Je me tourne vers l'Arlequin :

"A quoi vous jouez bordel ? Qu'est-ce que c'est que ça ? "
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MessageSujet: Re: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Sam 21 Déc - 23:08

"Sérieusement, Gars, c'est ta seule question ?"


Soupirant, Jester se retourna en ouvrant les bras pour regarder dans la même direction que là où regardait Isabelle, et Maël vit apparaitre une carte du monde, où des fils de toutes les couleurs se croisaient, s’entrelaçaient, pour former un réseau à la fois magnifique et -l'homme en avait la conviction, sans savoir pourquoi- Mortel. L'Arlequin resta quelques instants sans bouger, puis il s'approcha de la carte, effleura une corde, puis commença à tourner autour de la carte en commençant a parler.


"Ce monde entier est contrôlé par des politiciens. Des gens qui imposent leur loi et se prennent pour des dieux alors qu'ils ne sont que des tas de chair... Ils parlent, se moquent de vous, vous ignorent... Et toi, Maël Denwall, tu bossais pour eux tout ce temps, comme si tu l'ignorais... Mais tu l'as toujours su... Mais je te rassure, je ne me contente pas de défendre un état de nature, je ne refuse pas simplement la politique... Je représente une Organisation dont tu n'as jamais entendu parler, Condé, sans quoi tu serais déjà mort depuis longtemps... Nous sommes les Apôtres de la Nouvelle Réalité, de simples rêveurs qui partageons la même Onirie... Nous sommes les Protecteurs d'Hidennian Creek, ceux qui sauront réunir les Mondes... Notre but est de protéger tous ceux qui ont besoin de nous. Les hommes, les femmes, les enfants, les inconscients... Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour tous les préserver. En revanche, ceux qui connaissent la Vérité mais n'y changent rien, ou pire, abondent en son sens... Nous les tuerons jusqu'au dernier.

Nous sommes les fils de Tobias."


Il était de nouveau devant Maël, mais cette fois, ne souriait plus. Il semblait très sérieux, et, bien qu'il n'ait pas un instant répondu à la question du flic, il se tut un long instant. Il pensait vraiment tout ce qu'il venait de dire. Pour lui, il n'était que le défenseur d'une noble cause, un être qui voulait le bonheur de tous, même s'il savait qu'il ne serait pas compris... Tout cela l'énervait au plus haut point. Il se détourna cependant de ces considérations et de Maël pour fixer l'endroit où l'Illusion d'Isabelle se tenait un instant auparavant.

"Isabelle n'est pas, n'a jamais été une enfant comme les autres. Elle est dotée d'un intellect extraordinaire qui lui a permis de très tôt intuiter un résultat que sa conscience jugeait comme absurde à cause de l'endoctrinement : On tentait de restreindre ses capacités, de la pousser à ne pas réfléchir. En réalité, c'est ce que l'on faisait à tout le monde, elle n'a pas subi de traitement particulier puisque personne n'avait perçu ses capacités... enfin, pas encore. Quand on s'en est rendu compte, on l'a persuadée qu'elle souffrait de migraines et on l'a droguée à coups de calmants... Et, un jour où elle n'en a plus eu, son Esprit s'est réveillé, plus rapide que jamais après des années de sommeil, et elle est partie. Voilà la vérité."
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MessageSujet: Re: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Lun 23 Déc - 13:15

J'écoute avec attention l'étrange gaillard, et pour la première fois depuis le début de notre échange, j'ai l'impression de l'entendre. De l'entendre vraiment.
"Le gouvernement, les fils de Tobias... "
En temps normal, je penserais que son discours n'est rien d'autre qu'une théorie du complot parmi d'autres, comme celles que des types façonnent en s'amusant à plier en 16 des étiquettes de sodas pendant des heures afin d'en déterminer le sens de la vie, ou la date du prochain cataclysme. Mais pas cette fois. Après cette soirée, après tout ça, je suis prêt à croire n'importe quoi ou presque...

Et puis, ses mots me parlent.  Des individus veillant sur le monde à la manière de super justiciers, comme ceux qui peuplaient les BD dont je m'abreuvais étant gosse... C'est quelque part un peu pour leur ressembler que j'ai fait accrocher un insigne à ma chemise il y a longtemps. Je me surprends à rêver que cette utopie soit bien réelle. A rêver tout court encore.
Si ce qu'il dit est vrai, ce type et moi poursuivons le même objectif. Pas de la même manière certes mais notre but est identique.

Furtivement, quelques instants de ma carrière me reviennent : Les moments où j'ai échoué à protéger les plus faibles. Je songe à cette femme qui enfermait son petit des heures durant dans la niche de son chien lorsqu'elle avait un coup dans le pif, ou bien à ce porc qui touchait sa gamine de 6 ans... J'ai passé des mois a rassembler des preuves pour tenter de faire coffrer ce connard, et un vice de procédure lui a réouvert les portes en quelques jours seulement. L'administration avait donné son feu vert pour qu'il puisse continuer à assouvir ses pulsions dégueulasses...
Et si... Et si il y avait un autre moyen ? Une façon de sauver Isabelle et tous les autres sans être arrêté par la paperasse ? Sans être jamais freiné par le pouvoir ?

Je regarde les gestes de l'arlequin sans les comprendre et m'approche quelque peu de l'étrange mappemonde qu'il manipule avec beaucoup d'attention. La sphère ondule doucement, presque imperceptiblement à chacun de ses mouvements, créant l'illusion d'une respiration. Le gigantesque réseau veineux que constituent les fils lumineux et leur infinies ramifications la font ressembler à un organe, à un cœur qui bat au rythme des gestes d'un chef d'orchestre.
Pendant que je me perds dans la contemplation des fils argentés qui serpentent sur une mélodie silencieuse, j'essaie de faire le tri dans les interrogations qui se bousculent sous mon crâne.


"-Bien... Admettons que je gobe toute cette histoire, de quelle capacité serait dotée Isabelle exactement ? "

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MessageSujet: Re: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Jeu 26 Déc - 21:21

"Isabelle ne dispose pas de "capacités" comme tu l'entends. Disons simplement que, de tous les humains, elle est la seule que j'ai connue, en plusieurs millénaires d'existence, capable de me surpasser intellectuellement. Tu es toi même intelligent, alors peut être n'aurais je qu'à vulgariser un peu mon raisonnement, et le type de raisonnement que suit Isabelle. Alors que son esprit superficiel est tourné vers une pensée banale, comme une liste de courses ou des préoccupations sociales, une partie subconsciente, mais non moins importante, de son esprit, travaille à une vitesse incroyable, et établit une suite de raisonnements parfaits.

Elle ne peut simplement commettre aucune erreur, tant son intellect est parfait, et son sujet... simple, pour son esprit. Si elle avait reçu une éducation spécialisée, disons en Sciences Adromique, elle serait le plus grand prodige depuis Gozen, et le dépasserait sans aucun doute, à la différence près qu'elle ne se contenterait pas de l'Adrome Temporel, mais le transcenderait, détruirait la Frontière, et s'approprierait un pouvoir supérieur à celui des dieux. Il ne lui faudrait pour cela que quelques dizaines d'années, sans doute moins, et elle aurait alors le pouvoir de détruire ce monde et tous les autres d'un revers de la main. Heureusement, car ce pouvoir ne peut être tempéré que par un pouvoir encore supérieur, et le pouvoir pourrait corrompre même un esprit comme le sien, ses considérations sont beaucoup plus terre à terre.

Pour appliquer ces résultats à la temporalité actuelle... Ceux qui l'ont drogué se sont automatiquement condamnés. Si elle ne l'avait pas été, elle aurait, certes, intuité toutes les vérités qu'elle connait dorénavant sur le Système Politique et Social de ce monde, mais elle n'aurait jamais pensé, au sens conscient, à toutes ces possibilités. C'est uniquement lorsque son esprit a retrouvé sa vigilance qu'elle a commencé à suspecter d'elle même quelque chose. Elle a intuité notre existence, a déduit la localisation la plus probable de notre base, et s'est rendue jusqu'à nous. Tu pourras bientôt la voir, si tu le souhaites, c'est une promesse."
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MessageSujet: Re: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Ven 27 Déc - 1:50

-Je vois...

Non... Non pas vraiment en fait. Mon esprit cartésien a bien du mal à assimiler tout ça et me donne l'impression de gaver ma pauvre cervelle à grand renfort d'informations qu'elle ne peut plus digérer à son âge. C'est l'indigestion. La pauvre bête se défend de toutes ses forces, mais toutes les explications qu'elle tente d'élaborer finissent par s'effondrer comme un château de cartes balayé d'un revers de main par un enfant turbulent.  D'ailleurs qui est ce gamin ? Je ne connais pas même son nom.

Alors la petite aurait un pouvoir supérieur à celui d'un dieu ? Elle serait capable d'annihiler ce monde sans effort pour peu qu'elle soit "formée"... ? Se pourrait-il que comme un clébard idiot qui court après une bagnole, je voulais la rattraper mais n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle était en réalité ?
Mais pourtant... Sur cet enregistrement, ces pleurs de terreurs... Ce n'est pas un esprit supérieur qui les a laissé.

- Bon écoute machin, je ne suis pas du coté des politicards, et loin de moi l'idée d'approuver le fait que l'on dope un gamin, mais j'ai entendu les messages qu'elle a laissé et les faits sont là : Sans ses médocs, elle souffre. Tout potentiel qu'elle a, il la ronge. Ça la bouffe. Peut-être même qu'il prend le pas sur son esprit conscient. Je ne sais pas ce que vous et vos potes comptez faire d'elle, mais si ça implique de laisser la gamine dérouiller au nom de la révélation d'un pseudo potentiel, il est hors de question de vous laisser faire.

Je marque une pause, une ombre derrière la sphère semble se mouvoir. Un regard circulaire et je constate que tout autour de nous l'environnement change doucement. Les arbres et la neige ont disparu, l'air se fait plus lourd et la lumière plus vive. Un instant, j'imagine percevoir de la musique avant de réaliser que ce n'est qu'un léger vrombissement qui semble émaner de l'étrange nébuleuse.

- Toute intelligence supérieure ou... Ou je ne sais quoi qu'elle puisse être, elle est aussi une enfant qui a besoin de voir ses parents, de retrouver ses repères. Il faut la ramener chez elle maintenant. Vous pourrez toujours amener une boite de chocolat à ses parents et leur présenter votre programme de formation devant une bonne bouteille de cognac... En attendant, vous n'avez aucunement le droit de la retenir .


Une nouvelle pause forcée. Inexplicablement, cet endroit commence à me filer le mal de mer.

- Je souhaite la voir oui... Et j'ose espérer que vous tenez vos promesses, Arlequin.
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MessageSujet: Re: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Dim 29 Déc - 15:33

"Calme toi, je te prie, Maël Denwall, dans ce monde, tes émotions sont beaucoup plus fortes. Ton coeur est en train de s'emballer, et si tu continues comme ça, tu vas t'évanouir. Ce qui serait plutôt dérangeant considérant tout ce qu'il me reste à te dire."


Jester fit quelques pas, fit disparaitre l'illusion du monde derrière lui, et baissa la luminosité de ce monde. Lui aimait beaucoup ces conditions, mais il savait que les humains pouvaient se sentir affaiblis par cela, et il s'assit en tailleur avant de fermer les yeux, sans pour autant se taire.

"Mon nom, ce que vous tenez à appeler nom, en fait, est Jester. Mais tu peux mappeler Arlequin.

Pour revenir au principal sujet de discussion, je n'oublie pas qu'Isabelle est une enfant, ni même qu'elle souffre. Les messages que tu as entendu correspondent à la période où elle reprenait son traitement. Elle n'en a plus eu pendant un temps, et c'est là que son esprit a commencé à se pencher sur des questions d'une plus grande importance. Les médicaments réagissant à cela, son esprit s'est retrouvé partagé entre plusieurs "vérités". Celle qu'elle savait vraie, et celle dont on voulait la persuader; Elle l'a matérialisé grâce à des voix, comme les humains le font souvent.

Un élément qui a très largement touché son âme est la disparition d'Hiddenian Creek. Tu en as sans doute entendu parler, même si on a tout fait pour cacher la vérité. Un scientifique, payé par le gouvernement, pratiquait des expériences sur les gens qui y vivaient. C'est une longue histoire. Les fils de Tobias, conscients de ce qui se passait, ont tué le scientifique et offert un abri aux gens d'Hiddenian Creek dans le Bois Caché sous la ville. C'est là que se trouve Isabelle, avec tous les autres. Ma Soeur essaie de la soigner, de la soulager, en lui faisant rencontrer des gens, mais nous comptons la renvoyer chez ses parents bientôt. Elle n'est pas encore prête, et, même si elle connait la vérité, nous ne pouvons l'impliquer dans nos activités maintenant."
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MessageSujet: Re: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Lun 30 Déc - 10:06

Me calmer... Il est drôle lui. Plutôt que celui d'Arlequin, c'est le rôle de Guignol qu'il aurait dû choisir.
Mais il a au moins raison sur un point, ce n'est pas le moment de tourner de l’œil. A défaut de pouvoir me détendre, je plonge mes mains dans mes poches à l'assaut d'un morceau de papier à déchiqueter machinalement pour le reste de la discussion. Pas question de m'asseoir pour le moment, je reste debout à surveiller l'étrange mappemonde et ce fameux "Jester".

Lui a l'air détendu. Assis là par terre tranquillement, à m'expliquer le comment délirant d'un pourquoi farfelu avec autant de nonchalance que s'il me parlait de la météo ou des derniers résultats du tiercé. Je m'attends presque à voir surgir de nul part une soubrette poussant un chariot rempli de thé et de petits gâteaux...
Pourvu qu'il n'y ait pas de Pims. C'est dégueulasse les Pims.

La disparition d'Hiddenian Creek... Je n'avais pas encore été muté à Eden lorsque le "drame" c'était produit, et n'en avait appris l'existence qu'une fois en poste par le biais de murmures captés au détour d'une ruelle. De nombreuses disparitions auraient été signalées et d'après ce qui était chuchoté, c'est même toute la population d'un village qui aurait disparue. Mais tout de même, des centaines d'habitants qui se volatilisent du jour au lendemain comme ça sans laisser de traces, les fouilles-merde aurait dû s'en donner à cœur joie...
Pourtant à part quelques rares paranoïaques d'Eden qui -entre deux délires à propos de possession démoniaque ou de phénomènes extra-terrestres- mentionnaient brièvement cette histoire, rien n'avait été noté dans les archives ni dans les journeaux. J'avais jusqu’à maintenant simplement imaginé que cette anecdote avait était jugée trop fade pour susciter l'intérêt des habitués.
Quel naïf... Au contraire, eux qui sont si avides de sensations fortes, seule l'intervention du gouvernement aurait put à ce point faire taire les baveuses.

Lorsqu'il prononce le mot "expérience", un long frisson me traverse la colonne. L'image d'un savant fou de cartoon aux lunettes en cul-de bouteille et à la blouse blanche se dessine dans mon esprit.

"- Des... Expériences sur les gens ? Quel genre d'expérience ?"

Et le reste... Le "bois caché", des rescapés... C'est trop. Beaucoup trop pour que je puisse croire toute cette folie sur parole. Il me faut du concret. Et par dessus tout, je dois absolument mettre la main sur Isabelle.  

-"Je souhaiterais voir cet endroit de mes propres yeux. Discuter avec ces gens que vous présentez à la gamine et m'assurer qu'elle n'a rien. Et puis... Vos confrères ont surement également beaucoup de choses à raconter à propos de vos activités. J'aimerais comprendre quel est votre but exactement et surtout ce que vous comptez faire d'elle. Ca n'a rien de personnel, mais vous pouvez sans doute imaginer que je ne peux pas me fier à votre seule parole."
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MessageSujet: Re: Un flic a la Paternelle. [Quête °1 Maël]   Mar 31 Déc - 16:47

Jester rouvrit doucement les yeux. Maël semblait agacé, réellement, et cela pouvait se comprendre. Même lui, un simple... Jester, pouvait le comprendre. On était en train de briser tout ce qu'il estimait vrai, et pourtant... Tout était si logique, tout collait tellement parfaitement à son instinct... Comme Isabelle, il était partagé entre plusieurs réalités, et ne pouvait rien y faire. Bien qu'il n'ait jamais été sensé ressentir ce genre de choses, Jester plaignait Maël. Il aurait détesté se trouver dans la même situation... On lui confiait un pouvoir, tout en lui exposant pleinement son impuissance... Il n'y avait sans doute pas pire frustration. Pourtant, Jester devait continuer, et c'est pour cela qu'il l'avait plongé dans ce Monde. Il ne devait pas l'oublier.

"Il s'appellait Staunen. Un homme de bien, à l'origine... Il a été envoyé pour étudier plus en profondeur l'adrome... Mais, comme tu le sais, ou non, l'étude de l'adrome ne peut se faire totalement que si on maitrise son essence... Ils ont tenté de créer des Dieux, pour les étudier. Staunen était chargé de superviser tous les travaux. C'est lui qui a conçu tous les sérums à implanter dans les habitants d'Hiddenian Creek. Beaucoup n'ont pas survécu. Certains sont devenus fous... Mais ne t'en fais pas, ceux là, on ne les présente pas à Isabelle. Et ils ne sont pas dangereux. Ceux qui restent... ont rejeté le sérum, ou n'ont simplement pas réagi. Au moins dans ce Monde. Lorsqu'on s'en est rendus compte, on s'est rendus à Hiddenian Creek. On a du se battre, mais on a fini par tuer Staunen. On n'avait pas d'autres choix que d'abriter tous les Prototypes ratés. Même s'ils ont rejeté le sérum et sont sains mentalement, leur corps a changé. Mais tu les verras bientôt. Très bientôt. Ouvre les yeux."


Devant l'air sincèrement étonné de Maël -sans doute à raison, considérant le fait qu'il avait les yeux grand ouverts-, Jester prit lui aussi un air surpris, avant de reprendre.

"Nan, chuis sérieux, ouvre les yeux."


Le monde sembla s'éteindre.

Suite => La Princesse et les Rebuts
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