Année 1053 de la troisième ère dite Askaärienne. Le monde est en proie aux anomalies spatio-temporelles et les continents sont en guerre. Incarnez le personnage dont vous rêvez et tentez de devenir le nouveau héros d'Aether, ou bien son destructeur.
 
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 Louka, artiste maudit

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MessageSujet: Louka, artiste maudit   Dim 11 Aoû - 12:47

Prénom : Louka
Nom de famille : Valof
Age : 24 ans
Taille : 1 mètre 78
Classe : Druide

Description physique :
Louka est un jeune homme au physique sec et aux traits fins. Il a de longues jambes nerveuses et une musculature adolescente. Ses cheveux auburn font écho à sa peau cuivrée et encadrent en formant quelques boucles indisciplinées son visage poupin dont seuls un nez droit et un menton quelque peu volontaire trahissent son passage a l'age adulte. Deux grands yeux gris-clairs dont les reflets évoquent la tranquillité du ciel lors des matins brumeux contrastent étonnement avec sa peau longuement halée par le soleil et illuminent son visage d'un doux éclat serein. Concernant sa tenue il est le plus souvent habillé de vêtements simples et amples aux couleurs claires dans lesquels il est libre de ses mouvements.

Il l'ignore tout à fait mais en réalité Louka est le résultat d'une union entre une villageoise d'Himmerion et un Sylvain. On raconte que ces derniers sont le fruit des songes des plus vieux arbres et que lorsque ceux-ci rêvent depuis suffisamment longtemps, les Sylvains apparaissent. Ce sont des êtres humanoïdes bien plus grand que des hommes ordinaires, aux traits raffinés et aux yeux très clairs. Dénués de parole, ils se déplacent avec élégance et facilité à travers les arbres et -d'un naturel curieux- s'aventurent parfois à l'orée de la forêt dont il ne peuvent toutefois s'éloigner sans dépérir.
C'est donc de son père que Louka tient ses yeux délavés, sa taille inhabituelle et son attachement particulier à la forêt et à ses créatures (ainsi que ses étranges pouvoirs).
Il a également hérité de lui sans le savoir une durée de vie fortement réduite, les Sylvains étant des créatures à l'existence particulièrement éphémère.      

Caractère : Louka est rêveur et étourdi. Si ses passions le poussent à vivre à l'écart des autres, il n'éprouve pas le moindre ressentiment ou crainte envers ses congénères. Toutefois si il apprécie la compagnie de ses prochains, il ne la recherche pas et sa sincérité exacerbée met parfois très mal à l'aise ses interlocuteurs. Doté d'un caractère doux et réfléchi, bien qu'issu d'un milieu paysan son amitié de longue date avec un enfant de la haute société lui a permis d'avoir accès à une éducation raffinée.
Il ne croit pas vraiment a la notion du bien et du mal, seulement aux opportunités, aux choix et a leurs conséquences. D'un caractère optimiste il est persuadé qu'il découlera toujours quelque chose de positif d'une situation donnée.

Ce qu'il aime : Il adore dessiner où qu'il soit, aussi il a en permanence dans sa poche une petite boite de métal remplie de fusains et de craies ainsi que de parchemins soigneusement pliés. Il aime le grand air, la nature, les fruits, les animaux (en particulier les insectes et les petites bêtes qui le fascinent) et les déambulations en forêt. Il a également un attrait tout particulier pour le vide et se met parfois volontairement dans des situations périlleuses pour satisfaire ce besoin de sensations.

Ce qu'il n'aime pas : Les bruits trop fort, les odeurs de fumée, les endroits exigus. Il déteste également faire la vaisselle, seul tâche à laquelle il rechigne... Il n'aime pas non plus se tenir trop longtemps loin de sa campagne et par conséquent évite tant que possible les visites au sein de la ville. L'absence d'arbre ou de végétation à proximité est l'une des rares choses capables de ternir son moral.



Histoire :

"Tout à commencé il y a quelques mois lors d'une journée qui avait à première vue rien d'extraordinaire. Ayant terminé mes corvées de la matinée, j'étais parti m'isoler à la lisère de la foret afin de tracer sur mon carnet quelques esquisses des oisillons que j'avais vu naitre il y avait de cela quelques jours. Mes visites étaient devenues si fréquentes que la magnifique femelle geais bleue ne s'enfuyait plus à tire-d'aile à mon approche. Elle se contentait de se percher sur une branche supérieure en dardant sur moi des regards réprobateurs et surveillant avec attention le moindre de mes gestes.
-Ne crains rien ma toute belle, je ne veux aucun mal à tes petits.
Tirant de ma poche un morceau de fusain, toujours en équilibre je pressais mon carnet contre l'écorce de la branche sur laquelle j'étais perché et m'appliquait à tenter de retranscrire sur mon papier la fragile beauté des petites boules de plumes piaillant dans leur nid douillet. J'adore dessiner des animaux, les oiseaux en particulier dont la beauté de leurs plumages bigarrés n'a rien à envier aux œuvres de nos peintres les plus talentueux. Tandis que les heures filaient et que mon parchemin et mes doigts se paraient de noir, une voix vint me tirer soudainement de ma rêverie.

- Louka !

Je tendis l'oreille et posa mon regard sur la plaine tranquille. En contrebas des champs où paissaient quelques bœufs et de nombreux moutons se détachaient de l'horizon les silhouettes colorées des fermiers affairés ainsi que les toits couleurs de rouille de leurs habitations. Puis encore en arrière embrassant tout l'horizon les immenses remparts gris de la cité d'Himmerion. Je devinais les immenses tours du grand château par delà la muraille, perdues dans les nuages chargés de la menace de l'orage qui ne manquerait pas de conclure cette trop chaude journée .

- Louka ! Louka sors de là tu as de la visite !
La voix était toute près. Scrutant alors un secteur plus proche, je reconnus ma mère dans ses jupes de lin blanches, un panier remplit de haricots à la main. Rangeant avec soin mes quelques affaires et me faisant le plus discret possible afin de ne pas déranger d'avantage mes amis aillés, je sautais lestement au bas de l'arbre et accourais la rejoindre. Accrochant à ses lèvres un sourire à mon approche, elle m'annonça alors :

- Monsieur Viktor est venu te voir et il t'attend à la ferme. Il n' a pas voulu venir jusqu'ici : Il a de beaux souliers neufs qu'il ne veut pas crotter !

Je lui emboîtai alors le pas en direction de notre demeure.


- Viktor, mon ami !
- Heureux de te revoir Louka. Et visiblement en forme, comme toujours !

Après une accolade chaleureuse, je reculais de quelques pas pour contempler mon vieux camarade. Il était élégamment vêtu et portait une chemise de soie bleu-ciel aux manches bouffantes et brodées d'épais fils dorés. Ses souliers à boucle en cuir brun brillaient de cire et ses chausses étaient d'une blancheur éclatante.
- Et bien... Tu as revêtu une bien belle parure pour nous rendre visite. Que nous vaut cet honneur ?
- Par Ores Louka, as-tu oublié la raison pour laquelle nous nous étions donné rendez-vous ?

Devant le regard quelque peu réprobateur de mon noble ami d'enfance, je me souvins soudainement le but de sa venue. Une promesse qui m'était sortie de l'esprit. Me frappant le front de la main, je m'exclamai :
- Le tableau !
- C'est cela... Tu m'as promis un portrait. Et il y a trop longtemps déjà que tu repousses l'épreuve à plus tard.
- J'en suis bien conscient. Pardonne moi, j'avais complètement oublié. Suis moi dans l'arrière cours, la lumière y est magnifique là bas. Je vais de ce pas préparer mon chevalet et mes couleurs !


C'était la première fois que j'acceptais de peindre le portrait de quelqu'un. Habituellement mes cahiers sont emplis de croquis d'animaux ou de végétaux. Parfois, lorsque mes dessins frôlaient la perfection j'avais la sensation étrange de pouvoir presque sentir la vie de leur sujet au creux des pages, comme si une énergie particulière somnolait doucement entre chaque ombrage et allait soudainement faire mouvoir l'animal esquissé. En revanche, je n'aime pas dépeindre les humains... Je les trouve si fade dans leurs lignes, si ennuyeusement réguliers dans leurs traits comparés aux courbes dynamiques et hétéroclites des autres créatures m'entourant. Aucune chevelure aussi propre et soignée soit-elle ne pourra jamais égaler la douceur et la perfection du pelage de la plus petite des hermines, aucun regard -bien qu'appartenant au plus honnête des hommes- ne pourra être plus franc et plus profond que celui d'un loup sauvage. Pour toutes ces raisons, je ne prenais aucun plaisir à exécuter le portrait d'un humain. Exception faite bien sur de celui de Viktor.
Peut-être était-ce parce que ce dernier me faisait penser à une hirondelle, avec ses cheveux de la couleur de l'ébène,  virevoltant avec légèreté et insouciance dans les rues de la cité que je lui avais un jour promis ce tableau ? Je contemplai un instant l'éclat de ses yeux noirs rieurs et me corrigeai : Non, Viktor ne ressemblait pas une hirondelle mais à une espiègle pie voleuse.

*****

Je mis plusieurs semaines à finir le tableau que je lui avais promis, mais c'était une tache à laquelle je m'attelais avec plaisir !  Il passait régulièrement voir la progression de son portrait et me regardait peindre pendant des heures. Il sembla extrêmement satisfait lorsque je lui remis la toile soigneusement vernie et en récompense de mes efforts il me tendit une  bourse de cuir que je devinais remplie de pièces. Je refusai tout d'abord poliment, mais devant son insistance je lui conseillai d'en faite plutôt cadeau à Mère, ce qu'il fit de bon cœur.

Les jours suivant Viktor continua de me rendre visite régulièrement, jetant à chaque fois un coup d’œil enthousiaste sur mes carnets où courraient toujours les croquis d'animaux divers et variés et de quelques fleurs sauvages. Mais un jour c'est avec un visage inhabituellement sombre que je ne lui connaissais pas qu'il franchit le seuil de notre demeure. Le faisant asseoir devant une tasse de thé, je ne tardai pas à m'enquérir du sujet de son inquiétude.

- Hélas mon ami... J'ai bien peur d'avoir une bien déplaisante nouvelle à t'apporter. Te souviens-tu que nous avions déjà évoqué mon abominable belle sœur, la comtesse Andreï à propos de la manière révoltante dont elle traitait ses gens ? Et bien celle-ci est profondément jalouse du portrait que tu as réalisé pour moi et que mon père à fait exposer à la villa et souhaite à son tour voir son visage dépeint avec génie sur une toile. Elle te fait mander chez nous dans les plus brefs délais.

- Viktor, tu sais pertinemment que je n’exécute pas ce genre de travaux habituellement, c'était une exception à laquelle je n'ai pas l'intention de donner suite. Je crains même de ne pouvoir renouveler pareil ouvrage !
- Il le faudra bien. L'égo de cette harpie n'a d'égal que sa ténacité.

La nouvelle me contrariait fortement, aussi bien l'idée de rester enfermer des semaines dans une maison bourgeoise derrière les remparts de pierres et loin de ma campagne que celle de devoir coucher sur toile les traits d'un visage qui ne m'était pas particulièrement sympathique, la comtesse en question étant réputée pour ses bas faits.
- Et si je refuse ?
- Alors tu seras emmené à la villa entre deux gardes. Crois bien Louka que la situation me désole également, mais je crains que tu n'aies pas le choix. Madame Andreï a l'autorité suffisante pour te faire parvenir à elle par tout moyen.
- Soit... J'imagine qu'il n'y a pas d'autre issue. Je t'accompagnerai, j'imagine que plus vite ce sera fait, plus vite je serai de retour à la ferme !


Quelques temps plus tard, après avoir franchi les murailles et traversé la moitié de la ville, on me débarrassait de mes fripes et me revêtait de vêtements plus décents afin de me conduire à la fameuse madame Andreï. Henri n'avait pas obtenu l'autorisation de m'accompagner et je sentais mon malaise s'accroitre tandis que je patientais entre les murs de pierres froides de la demeure. Lorsqu'on me fit enfin entrer, La première pensée qui me vint à l'esprit fut que la tache serait plus ardue que je ne l'avais songé au premier abord. C'est à une femme au visage bouffi et a l'allure grotesque que je fus présenté. Je ne sais si je l'ai dérangé durant son repas -cette dernière semblant ne jamais avoir de sa vie quitté la table un seul instant- mais à mon entrée sans même prendre la peine de me saluer elle me toisa de pieds en cap. Je profitai de ce moment pour la dévisager à mon tour. Des cheveux gras surmontés d'une tiare a la verroterie grossière encadraient son visage épais et semblaient poindre de ses énormes joues deux petits yeux chafouins qui brillaient d'un éclat cruel. Je ne voyais décidément dans cet être pas la moindre beauté ni la moindre compassion. Une voix gutturale me tira de mes réflexions :
- C'est lui ?
- Oui madame la comtesse. Louka Valof.

Elle me toisa a nouveau, j’esquissai à son attention une révérence maladroite.  Estimant certainement qu'elle avait perdu déjà suffisamment de temps en détaillant ma personne, elle désigna une direction du menton à ses serviteurs.
- Montrez lui la chambre.
Tandis que les serviteurs s'affairaient à me conduire à mon nouvel atelier, elle replongea avidement ses deux mains grasses dans un poulet garni.

Finalement,en lieu et place de chambre je découvrais un débarra étroit où la poussière régnait en maitre et dans lequel on avait placé un lit dont les couvertures mangées aux mites était au diapason de la vétusté des autres meubles. Ces derniers disposés ça et là maladroitement semblaient dater d'une autre époque et avait été pour la plupart délaissés de longues années aux termites. Déposant mes affaires sur le sol, je m'asseyais sur le lit, la tête entre les mains. Les prochaines semaines promettaient d'êtres longues."

*****

Des cris... Des hurlements stridents. Forts, trop forts. Devenant tour à tour livide puis rouge de colère, la comtesse hurlait des obscénités à plein-poumons en désignant successivement mon tableau et son auteur. Les mots "honte" et "scandale" étaient ceux qui semblaient revenir le plus souvent, en plus d'autres noms d'oiseaux que la bienséance m'oblige à passer sous silence.
J'avais été incapable de mentir. Esclave de mon pinceau, celui-ci animé seulement par la volonté de reproduire fidèlement ce que je perçois, j'avais contrevenu aux plus anciens codes de la noblesse : Les portraitistes ne doivent jamais laisser leur toile révéler la laideur de leur riches sujets. Les peintres commandés par les nobles distordent toujours la réalité, ne couchent jamais sur la toile qu'un joli mensonge dans lequel les riches aiment s'imaginer reflétés. Ce n'était pas mon cas. J'avais représenté la comtesse tel qu'elle était, une femme grossière dans ses manières, grossière dans ses traits et drapée dans une toilette ridicule. La réaction de celle-ci en découvrant ce qui n'était finalement que nul autre qu'une fidèle peinture ne se fit pas attendre. Elle s'approcha de moi et me flanqua une violente gifle en plein visage, si fort que je songea un instant qu'elle m'avait brisé le nez. Le sang qui ruisselait de mon visage tuméfié fut projeté sur la toile ainsi que sur mon carnet de croquis resté ouvert au pied du chevalet.

C'est alors que se produisit une chose à laquelle j'ai peine à croire encore aujourd'hui... Tandis que sur la première page du cahier était auparavant représentée une magnifique corneille -qu'une goutte de sang écarlate souillait maintenant en son centre- se mouva doucement l'espace d'un instant une forme floue qui se détachait de la feuille. Un oiseau noir aux traits indéfinis semblait éclore du papier même.  
Interloqué par le fugace phénomène, l'esprit confus par cette improbable vision, je ne pouvais détacher mes yeux de ce morceau de parchemin et ne prêtait plus attention à ce que hurlait encore la comtesse a l'adresse de deux de ces gardes. Incapable de parler ou même de protester, je me laissais saisir violemment par les colosses qui m'entrainèrent avec eux au travers d'un long dédale de couloirs sans autre forme de procès.

*****

C'est un réveil bien douloureux qui m'attendait le lendemain. Pour cause, on m'avait brutalement assommé la veille. J'avais l'esprit engourdi, le dos meurtri par la pierre froide et mes yeux cherchaient désespérément le moindre trait de lumière. Je me redressais avec difficulté et dans le noir complet, j'entrepris d'explorer mon nouvel environnement à tâtons. Une cellule étroite, quelques mètres carrés tout au plus. Deux murs de briques et deux autres constitués de barreaux de fer. On m'avait jeté dans une cage, une cage malodorante, humide et qui semblait bien malheureusement inextricable. Je sentis le rythme de mon cœur s’accélérer et la panique me gagner. Non, il ne fallait pas que je me laisse rattraper par l'angoisse sous peine de devenir rapidement complètement fou. D'autant plus que la situation risquait de s'éterniser... Il fallait s'occuper l'esprit, ériger de grands remparts mentaux que la folie ne pourrait franchir. Ne pas cesser de penser, se constituer un monde imaginaire afin de ne pas la laisser s'insinuer perfidement dans mon esprit en même temps que l'ennui.
Je m'assis contre le mur, respirant profondément en essayant tant bien que mal de rester lucide. Soudain, je sentis sous mes doigts rouler un petit objet aux bords pointus et au contact familier : Une pierre !
Elle n'était pas bien grosse certes, en tout cas bien trop petite pour me permettre de tenter quoi que ce soit pour m'évader mais bien suffisante pour l'usage que je lui destinais. Je me mis dès lors à gratter furieusement avec mon morceau de roche le sol, imaginant l'empreinte que ce contact laissait. Le dessin. C'était ce qui allait me sauver de la folie. J'allais passer les prochains jours à faire ce qui me tient le plus à cœur, dessiner encore et sans relâche pour m'occuper l'esprit.

Les jours passaient, longs, s'étirant avec paresse. Une fois par jour un grand fracas venait troubler l'effroyable calme de mon isolement : Le métal grinçant des gonds d'une porte. Un homme entrait, sans bougie, sans lumière et avançait doucement jusqu'à ma cellule, comptant certainement ses pas pour ne pas s'égarer. Arrivé à ma hauteur il poussait un plateau dans lequel se trouvait un cruchon d'eau et quelques pitoyables restes, parfois même de simples épluchures de légumes. Puis sans jamais le moindre mot ce fantôme repartait, toujours drapé de ses ombres et de son silence. Malgré la volonté de mes geôliers de me faire perdre la notion du temps -l'homme apparaissant pour me sustenter à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit- je tenais le compte des jours passés en détention avec précision. En effet, bien que on l'ait probablement camouflé avec une planche de bois ou quelques morceaux de tissus de sorte qu'aucune lumière ne filtre, il y avait dans la pièce un soupirail qui donnait sur l'extérieur. Ainsi, lorsqu'ils étaient suffisamment près, en tendant l'oreille on pouvait percevoir le chant délicat des oiseaux.
Le matin la fanfare commence avec les passereaux qui saluent le soleil à l'aide de sifflets brefs, rythmés et dynamiques, incitant au réveil et à l'activité.  Puis un peu plus tard commence la parade des corbeaux et des merles dont les cris rauques des premiers font échos à la fluette ritournelle des autres et enfin, pinsons et rossignols donnent ensemble de la voix afin d’accueillir la lune de leurs chants purs et mélodieux.
Grâce à cette merveilleuse symphonie, bien que privé de repaire visuel je pouvais me situer dans le temps et ainsi garder une certaine emprise sur ma situation.

Je passais mes journées à reproduire les gestes que j'avais déjà fait des centaines de fois, mais cette fois ci dans un but tout autre. A l'aveugle je dessinais des corneilles, des buses, des éperviers... Dans une sorte de délire compulsif, je ne cherchais plus qu'une chose : Reproduire le phénomène que j'avais pu observer dans l'atelier. C'est pourquoi, dès que j'estimais avoir achevé mon dessin, je m'écorchais le bout du doigt avec mes canines et déposait une goutte de sang en son milieu.
Enfin, à l'aube du 16 ème jour alors que je venais d'achever un énième croquis sur le mur se fit entendre dans l'obscurité totale soudainement un bruissement de plumes, un caquètement. Je pressentais quelque chose... Mon sang se mis à bouillir dans mes veines. Le cœur battant violemment dans la poitrine, je tendis les bras devant moi, paumes dressées vers le ciel. C'est alors que je sentis deux pattes griffus enserrant d'abord mes doigts, puis au creux de mes mains le contact doux et chaud d'un plumage.
J'avais réussi. Il y avait là, tout près de moi et sortie de nul part une magnifique corneille qui semblait obéir à ma volonté. Pour confirmer cette impression, je me redressai et ordonnait mentalement à la créature de voleter tout autour de moi, ce qu'elle exécuta sans la moindre difficulté en poussant de joyeux croassements. Alors que me frôlaient les ailes de velours de mon nouveau compagnon, une idée naissait dans mon esprit. Elle allait être la clef qui me permettrait de m'échapper d'ici.

C'est ainsi que commença l'interminable attente, celle-ci d'autant plus insoutenable qu'auparavant étant donné le projet qui la motivait. Soudain le grincement désormais familier des gonds de la porte brisèrent le silence. Posté debout contre les barreaux, retenant ma respiration, je guettais avec attention le bruit des bottes qui s'approchaient. L'homme n'était plus qu'à trois pas de moi, je pouvais entendre siffler sa lourde respiration. Puis deux, un... C'était le moment ! Jaillissant de l'endroit où elle s'était perchée la corneille fondit sur l'homme et lacera de coups de serres et de bec le visage de ce dernier qui poussa alors un hurlement de terreur. Profitant de l'effet de surprise, je tendis les bras aux travers des barreaux, agrippa l'homme par sa ceinture pour le plaquer contre ces derniers et pendant qu'il se protégeait le visage de ses mains, entrepris de chercher à tâtons les clefs de ma cellule. La panique me gagna tout d'abord lorsqu'en lieu et place d'un trousseau je sentis sous mes doigts la lame d'un couteau de chasse sur lequel je fis tout de même main basse. Puis le soulagement enfin lorsqu'au fond de la poche de mon visiteur opportun je sentis un morceau de métal à la forme si caractéristique. M'emparant de ce trésor, je me jetai sur la serrure tandis que ma créature continuait de lacérer le visage de l'individu en poussant des cris stridents. Mes doigts tremblant rendaient la tache difficile et je craignais n'avoir le temps de m'échapper avant que la diversion ne cesse de faire illusion. Puis enfin, le déclic salvateur ! Le cœur battant je m'élançais rapidement dans le noir, longeant le mur pour éviter la cohue qui régnait dans le couloir.

Soudain, des doigts glacés agrippèrent mon épaule et mon cou et s'enfoncèrent dans ma chair. L'homme tonna quelque chose que je ne compris pas et renforça sa poigne, bien décidé à me reconduire en cellule, ou pire... Mon sang ne fit qu'un tour. Je me retournai vivement et frappa au hasard, à l'aveugle. Ce premier coup ne suffit pas à lui faire lâcher prise et ne parvient qu'à lui arracher un hurlement furieux. Alors, soudainement envahis d'une rage nouvelle, comme possédé j’abattis ma lame une seconde fois, puis encore une troisième... D'abord dans ses bras puis ailleurs. L'homme hurlait, se débattait, tandis que l'acier entaillait sans merci ses chairs. Devenu sourd à ses suppliques, ma raison inexplicablement abolie, je frappais encore et encore. Puis se fut de nouveau le silence.

L'homme avait cessé de crier. La corneille s'était posée sur mon épaule, apaisée. Tandis que peu à peu ma conscience me rattrapait, comme soudainement tiré d'un long cauchemar fiévreux, je réalisais avec effroi l'horreur de mon geste. Quelques instants supplémentaires me furent nécessaires pour que je réalise que mes mains dégoulinaient de sang et que je n'avais plus le temps de m'en préoccuper. Tournant les talons, mon cœur martelant toujours mes tempes, je regagnai à toute hâte la sortie.

*****

Cela fait maintenant plusieurs jours que j'ai trouvé refuge dans cette auberge sordide où je me suis présenté sale, dépenaillé et recouvert de sang. Heureusement l'endroit était suffisamment mal famé pour que l'on ne me pose pas de question et j'ai pu y louer une chambre en échange du nettoyage de leur écurie et du soin de leurs chevaux. L'histoire de mon évasion est bien peu glorieuse, et je crois que je n'oublierai jamais le visage livide de terreur des ouvriers qui me virent jaillir de la cave comme un diable hors de sa boite. Sous leurs regards médusés, j'avais traversé à toutes jambes la cuisine dans laquelle ils s'affairaient et -manquant de trébucher sur les chaudrons et casseroles étalés ça et là- avait couru jusqu'à la porte la plus proche qui donnait par le plus merveilleux des hasards dans une arrière cour aux murs bas que j'avais franchi sans difficulté.

Toutefois, ma fuite est bien loin d'être achevée et il n'y a pas une journée que je ne mets a profit pour la préparer. Nul doute que la comtesse ne tardera pas de se lancer à ma recherche, et si ce n'est pas elle qui ordonne ma capture, ce seront les gardes de la cité qui se mettront en traque. Après tout, je me suis rendu coupable d'un meurtre... Mais tout aussi odieux que fut mon geste, l'idée même d'être enfermé de nouveau m'est insupportable. C'est pourquoi j'ai passé ces derniers jours à appréhender cette énergie nouvelle qui embrase mon corps depuis l'apparition de la corneille. Je couvre avec une assiduité quasiment maladive les papiers que l'on me fournit et découvre peu a peu l'étendue de mes nouvelles capacités.
Des rêves étranges me hantent depuis lors, la nuit j'entrevois des formes, des signes hétéroclites qui se révèlent plus tard être les catalyseurs de cette nouvelle force qui imprègne mon être. Ces tracés me permettent ainsi de simplifier à leur plus strict minimum mes dessins en ne gardant que les traits nécessaires à libérer cette énergie . Désormais plus que quelques coups de crayon me sont nécessaires à faire jaillir d'un quelconque support ma loyale amie aillée.

Mais je n'ai désormais plus le temps de découvrir quelles autres merveilles peuvent encore résulter de cette diablerie et encore moins son origine, bien que les interrogations ne cessent de se bousculer dans mon esprit. Je dois partir au plus vite, les milices de la ville pourraient me découvrir à tout moment. Il faut que je rejoigne mère par delà les murailles, nous irons ensuite trouver refuge au temple, ou qui sait, dans la forêt ? Et Viktor... J'ignore si je pourrai un jour lui parler de nouveau. Il y a tellement de questions que j'aimerais lui poser...
Quoi qu'il en soit, les heures avant mon départ sont comptées."  


Techniques : [EN CONSTRUCTION]

- Invocation : Corneille (affectueusement surnommée Papouille...) = En traçant sur n'importe quel support une forme d'oiseau extrêmement épurée Louka peut invoquer une corneille obéissant à sa volonté. Celle ci peut saisir des objets légers, créer une diversion ou bien attaquer sans grande efficacité ses ennemis. Il doit toutefois pour pouvoir invoquer cette créature compléter le symbole tracé avec une goutte de son sang, donc ce blesser même légèrement.

- Chant nocturne : (attaque magique/altération) = En traçant le symbole rattaché a la chauve-souris le jeune homme est alors capable pendant un temps de pousser un hurlement semblable aux ultrasons dont se servent ces dernières pour s'orienter. A peine audible pour l'oreille des êtres humains, celui-ci agit toutefois sur le  système nerveux de ceux-ci et peut les désorienter profondément. Il peut également se servir de ce son de manière brève afin de s'orienter dans les endroits sombre en écoutant ses échos.

- Ascension : (Attaque magique/exil) = Le tracé du symbole de l'oiseau (différent de celui de la corneille) matérialise deux immenses ailes derrière chaque bras de Louka. Celui ci peut s'en servir pour prendre une impulsion au sol et bondir à quelques mètres du sol. Il peut également d'un battement de ces dernières provoquer un puissant souffle. Nonobstant, cette technique requiert beaucoup d’énergie, à utiliser donc avec parcimonie.

- Assaut incisif : (Magique) = Lorsque c'est l’emblème du rat qui est à son tour utilisé, de longues griffes de cornes se superposent aux doigts du druide, lui permettant ainsi de se défendre au corps à corps. Bien que particulièrement acérées, elles sont toutefois fragiles.

- Rempart d'écailles : (defense) = Traçant le symbole de la tortue, en tendant les deux bras et gardant les paumes ouvertes Louka peut faire apparaitre devant ces dernières un bouclier d’écaille évoquant vaguement la carapace d'une tortue. Il peut également le faire avec une seule main, mais l'efficacité de cette protection et la taille du bouclier en sera grandement diminuée.

- Brulure insidieuse : (altération) = L'utilisation du symbole du scorpion transforme le sang du jeune homme en poison violent sans qu'il en soit lui-même affecté. Il peut ainsi couvrir la lame de son couteau de chasse de toxines redoutable, nécessitant toutefois de se blesser auparavant.

- Crocs éthérés : Le symbole du loup octroie au garçon la possibilité de compresser l'air autour d'une cible. La victime a alors l'impression qu'une mâchoire imperceptible l'enserre soudainement, comme si elle était piégée dans un étau se resserrant progressivement.

-Attaque divine : Châtiment céleste = Combinant plusieurs symboles entre eux, cette technique dote Louka de deux paires d'ailes. Deux sur les bras de taille moyennes aux plumes rigides et acérées et deux bien plus grandes dans le dos, ces dernières ressemblant à des ailes de faucon. Prenant appui au sol il s'élève dans les airs à quelques dizaines de mètres du sol d'où il pourra à l'aide d'une magie de vent projeter à grande vitesse les plumes des ailes de ses bras, devenues tranchantes comme des rasoirs.


Dernière édition par Louka le Lun 2 Sep - 16:14, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Louka, artiste maudit   Dim 11 Aoû - 14:31

Bienvenue à toi !


Eh bien, que dire ! Cette histoire est sublime ! Malheureusement comme il n y a pas tes techniques, je ne peux pas te noter et ainsi te donner ton épreuve de confirmation. Cependant je peux t'assurer que la fiche est vraiment bonne.
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MessageSujet: Re: Louka, artiste maudit   Dim 11 Aoû - 17:54

Ah, tu as mis à jour tes techniques, génial !


Voici donc ton épreuve. Tu as le choix entre ces deux :


- Ecrivez un extrait narratif, en détail, parlant de la conception du portrait de l'affreuse belle-soeur, le comportement de cette dernière en tant que modèle et votre dégout prononcé pour celui-ci, à la première personne.

- Ecrivez un extrait narratif, couplé d'un dialogue, sur une potentielle conversation avec le meilleur ami de Louka, lors du temps passé au château de la Comtesse pour la conception de son portrait, à la première personne.
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Halloween Sanglant
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MessageSujet: Re: Louka, artiste maudit   Lun 12 Aoû - 22:45

Epreuve :
Gozen a écrit:
- Ecrivez un extrait narratif, couplé d'un dialogue, sur une potentielle conversation avec le meilleur ami de Louka, lors du temps passé au château de la Comtesse pour la conception de son portrait, à la première personne.
La journée s'achevait comme toujours par un splendide couché de soleil qui dotait pendant quelques instants ma chambre des dorures dont elle avait été privée. Allongé sur le lit les bras derrière la tête, je profitais de ce moment de répit et songeais à ma mère et à la campagne que je ne pouvais apercevoir depuis la pièce à laquelle j'avais été affecté. A cette époque de l'année, les vendanges avaient dû commencer... Sur le grand chemin on croisait certainement à cette heure les récolteurs avec leur lourd butin gorgé de sucre sur le dos qui rentraient prendre un repos bien mérité après une longue journée passée à fouler la terre. Bientôt,  on verrait petits et grands patauger dans d'immenses cuves remplies de raisins pour en extraire la précieuse essence, leurs pas rythmés par le rire des gamins et les protestations de leurs parents.
Les oisillons avaient dû s'envoler depuis quelques temps déjà...
Deux coups discrets contre la porte me tirèrent soudainement de ma torpeur. Me glissant hors du lit, j'allais ouvrir à mon visiteur tardif dont l'identité ne me fit aucun doute. Viktor ne se fit pas prier pour entrer et referma aussitôt le loquet derrière lui, visiblement inquiet.

- Tu ne lui accorde aucune confiance n'est-ce pas ? Lui demandai-je en riant
- Pas la moindre. Mon frère aurait mieux fait de se casser quelque chose le jour où il a rencontré cette maudite harpie !
Il attrapa la chaise la plus proche et se laissa tomber lourdement dessus. Je le vis poser un regard curieux et teinté d'inquiétude sur le chevalet voilé d'un grand drap de coton gris. Comme je devinais qu'il n'allait pas apprécier ce qu'il dissimulait, je redoutais l'instant où notre conversation dévierait inévitablement sur ce sujet fâcheux. Aussi pour retarder l'échéance je lui demandai :


- As-tu des nouvelles de Mère ?

-Oh, ne te fais pas de souci pour elle. Le vieux Oussov et son fils l'aident avec les bêtes et aux champs, et tu la connais elle ne se laisse pas abattre ! Elle t'adresse le bonjour et espère que tu es en bonne santé.
- Bien, me voila rassuré. Je te remercie de veiller si bien sur elle en mon absence.
- C'est normal, après tout si tu es ici c'est que...
- Nous en avons déjà discuté Viktor, tu ne peux nullement être tenu responsable d'aucune manière de ma situation actuelle.

Depuis le jour où j'avais été assigné en ces lieux, il n'avait cessé de culpabiliser bien que je lui ai assuré à de nombreuses reprises qu'il n'avait pas la moindre raison de le faire. Évitant mon regard, il promena le sien au travers de la pièce, mais je le pressentais... Seul le tableau accaparait réellement son attention.
- Comment t-en sors-tu ?
- Oh, pas si mal. Madame Andreï ne me maltraite pas. Du moins, pas plus que ses autres gens.

Viktor poussa un long soupire et grimaça avant d'ajouter :
- A dire vrai je voulais surtout parler du tableau...
- Il avance, petit à petit. Mais j'ai un peu de mal à en voir la progression je dois te l'avouer, Madame apportant d'avantage de nouvelles fourrures à chacune de ses séances de poses.

A nouveau Viktor reporta son attention sur le drap gris.
- Me laisserais-tu y jeter un œil ?
- Bien entendu !

Me doutant de sa réaction, je m'assis sur le bord du lit tandis qu'il tirait précautionneusement le voile qui gardait la peinture de la poussière environnante. Celle-ci ne se fit pas attendre... A la vue de la toile, ses traits se tordirent de stupeur.
- Par Ores... Pourquoi as-tu... ?
- Tu le sais mon ami, je ne peux peindre uniquement ce que je vois.
- Mais... Pourquoi ces créatures sont-elles vivantes ?!

Parmi les grands drapés des vêtements de la comtesse, hermines, renards et visons étaient étendus en travers de ceux-ci, vivants mais mortellement blessés. Les yeux hagards, la fourrure couverte de sang et la gueule grande ouverte, ils semblaient prêts à rendre leur dernier souffle.
Horrifié, Viktor recula d'un pas et détailla chacune des créatures avant d'ajouter à voix basse :
- Et cet enfer... Qu'est ce que c'est ?
Dans le fond du tableau, une cacophonie de couleurs aux contrastes violents dont semblait s'extraire avec difficulté des êtres filigranes au visage torturé, comme autant d'âmes en peine s’échappant du purgatoire en hurlant.
- La noirceur de son âme, son aura oppressante, la cruauté qui lui ronge le cœur. L'effroi qu'elle inspire aux gens qu'elle fréquente, le tourment qu'elle fait subir à ses proches...
Viktor recula encore de quelques pas avant de se tourner vers moi, l'air furieux.
-As-tu perdu la raison ? Cette toile entière n'est que folie ! Si tu présentes à la comtesse un tel portrait, elle te fera torturer dans l'heure suivante ! Ou bien elle t’exécutera comme un chien !
Je contemplai un instant mon ami... Il n'avait alors plus rien d'une hirondelle, ce n'était plus qu'un moineau. Un moineau frêle et apeuré, tremblant à l'approche de la grêle.
- Je n'ai pas le choix Viktor. Je n'ai pas même choisi de dessiner ceci.
- Bon sang, je t'ai toujours su à moitié fou Louka, mais je ne supporte pas l'idée que cette folie puisse te couter la vie ! Pas pour quelque chose d'aussi... Ridicule ! Il faut que tu changes ça, apporte les modifications nécessaires, tu en as le talent ! 

Je ne pris pas même la peine de lui répondre, me contentant de hocher négativement la tête. Il ne me comprendrait pas, malgré toute l'estime qu'il me porte... Ce n'était pas une question de choix, j'étais tout simplement incapable de modifier l'une de mes œuvres. Devant mon refus, son visage s'empourpra de colère.
- Madame Andreï ne tardera pas à exiger de voir son portrait. J'ose espérer que d'ici là, la raison te reviendra. Sinon, je crains fort que cette âpre discussion ne fût la dernière...
Sur ces mots funestes, il quitta la chambre à toute hâte et claqua la porte derrière lui. Ce fut la dernière fois qu'il vint me rendre visite à la villa.
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MessageSujet: Re: Louka, artiste maudit   Mar 13 Aoû - 16:14

Bien, avec l'ajout de ta fiche, tu as tout à fait de quoi être validé ! Mais en attendant : Voici mes notes pour tes écrits.


Fiche :

L'orthographe sera notée sur 2 : [1,5/2] - Malgré que tu aies corrigé les fautes, il en reste ! Qu'il s'agisse de fautes d'orthographe, de conjugaison ou bien de frappe, j'ai constaté a quelques rares moments des oublis de lettres ou des passés simples mal conjugués. Rien de dramatique, mais qui te coûte, somme toute, un demi point.

La présentation sera notée sur 2 : [1,5/2] La présentation est basique ! Mais elle est aéré, un peu colorée (de jolies couleurs, d'ailleurs), et agréable à lire. Rien de transcendant mais 1,5 quand même.

La qualité d'écriture (vocabulaire, syntaxe etc....) sera notée sur 3 : [2/3] Bon, globalement, c'est très bien ! la syntaxe est très bonne, et le vocabulaire riche, cependant, je me réserve l'impression (partagé par Sumaru) que le "trop plein" de vocabulaire rend la lecture de la fiche quelque peu lourde. Comprends moi bien, la lecture générale est fluide, mais certains mots pèsent un peu, et ça peut jouer. D'autres mots, tels que "nonobstant", dont je suis censé techniquement connaître la définition, hein, ne me semblent pas non plus adaptés. Ceci dit, d'un point de vue tout à fait personnel, j'adore la narration de ton personnage, et surtout les dialogues.

Le contenu de votre fiche sera notée sur 3 [1,75/3] : Alors en fait, il s'agit du seul point qui m'a déçu sur la fiche. Le physique, le caractère ... Sont relativement courts. Et qui plus est, pas à fond explicites quand au physique de ton personnage (surtout lui car le caractère ça va encore niveau compréhension). C'est vraiment dommage, parce que ca t'as couté presque la moitié de tes points. Mais tout ceci a été freiné par l'Histoire, que j'aime beaucoup, notamment par l'intégration d'Himmerion, de membres de la noblesse méritant d'intégrer le background et car tu as nommé Ores, qui est le dieu de la forge, ce qui prouve que tu t'es un minimum renseigné !


Ce qui donne [6,75/10] pour la première partie !


épreuve

L'orthographe sera notée sur 2 : [1,5/2] Quelques fautes par ci par là ! Rien de bien inquiétant ^w^

La présentation sera notée sur 2 [1,5/2] Aéré, jolies couleurs, italique ... Ce que l'on demande d'une présentation standard, en somme !

La qualité d'écriture (vocabulaire, syntaxe etc....) sera notée sur 3 [2,5/3] Je trouve la qualité meilleure que pour la fiche. Et je ne le redirai jamais assez, j'adore la narration de ton personnage, la première personne est vraiment idéale !

L'appréciation de votre RP durant l'épreuve sera noté sur 3 [2,5/3] : J'ai pleinement apprécié l'instant de lecture ! La longueur est bonne, en tous les cas. Je regrette simplement que, dans l'Histoire, la finalité de tout ceci ne soit pas plus développée. C'est parce que je vois que tu es capable de bien mieux détailler ce genre d'événements que je me rend compte que l'Histoire s'en trouve un poil plus vide. Rien de bien inquiétant cependant !


[8/10] pour la seconde partie.

Ce qui donne, pour ma part, un total de 6,75 + 8 = [14,75/20] !
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MessageSujet: Re: Louka, artiste maudit   Sam 17 Aoû - 19:39

OMG je viens comprendre les fiches sont noté... va falloir je sois original quand je ferrai la mienne, qui est pas gagné, bref bienvenue sur le forum Wink.
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MessageSujet: Re: Louka, artiste maudit   Sam 17 Aoû - 22:09

Entre [13 et 16] inclus: niveau 2



Tu es validé !

Va créer tes deux journaux de bords et commence ton mode scénario, dont la mission te sera envoyée en privé, dès que tu le voudras !
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Louka, artiste maudit

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